L'ÉDITO N°
7
L'édito de Claire, princesse dans l'âme,
journaliste incorrigiblement tam tam
La journée internationale
des droits
des femmes
C'est aujourd'hui ! Et demain.
Et avant-hier. Et après-demain.
Rdv chez mon dentiste : noté au 8 mars. Déjeuner maman : noté au 8 mars. Deadline billets vacances de Noël : noté au 8 mars. Claire, tu as un bug ? Non, chères lectrices, je prends simplement mes rêves pour la réalité : que le 8 mars se répète toute l’année. Ou que l’on n’ait plus besoin de se fixer un jour pour rappeler à l’humanité que les droits des femmes ne sont pas négociables.
Et pourquoi le 8 mars, d’abord ?
(Le sujet me tient d’autant plus à cœur que je suis née le 7 mars et que j’aurais préféré le 8 pour le symbole. Le 7, c’est la fête des grands-mères. C’est super, les grands-mères, bip up aux grands-mères, mais enfin…) Pardon pour la digression, reprenons. La Journée Internationale des Droits des Femmes a été officiellement fixée le 7 mars de chaque année par l’ONU en 1977. La reconnaissance d’une vague de revendications et de mouvements féministes (si l’on peut appeler féminisme le simple fait de pouvoir aller à l’école, voter ou porter un pantalon) qui débute au tout début du XXème siècle. En Russie d’abord, puis aux États-Unis.
Elle sert vraiment à quelque chose,
cette journée ?
Yes ! Les droits des femmes sont loin d’être respectés à travers la planète, et ce sur tous les continents. Alors tant pis si une « journée internationale » semble ridicule à certaines personnes. On continuera à le rabâcher, le crier, le partager : les droits des femmes ne sont ni optionnels ni moins importants que ceux de leurs homologues masculins.
« Ça va, ça progresse, faut pas exagérer », marmonnent certain.e.s. Encore heureux que ça progresse ! En attendant, les salaires des femmes sont toujours 24% inférieurs en moyenne à ceux des hommes. 1 femme sur 3 subira des violences physiques et/ou sexuelles au cours de sa vie. 2/3 des analphabètes sont des femmes. Les mutilations génitales concernent des millions de (très) jeunes filles chaque année. Sans compter les récents mouvements #metoo.

La Journée Internationale des droits des femmes possède donc le mérite de donner de la visibilité à cette question fondamentale de société. De mobiliser les voix à travers le monde. De faire le point et de fixer des objectifs toujours plus ambitieux. Alors militantes ou pas, concernées ou non, ayons au moins une petite pensée en cette journée.

Et tant qu’à faire, offrez-vous un petit plaisir pour célébrer votre féminité. Un bon café. Une promenade au soleil. Un livre à bouquiner. Une conversation entre ami.e.s. Un bon bain chaud. Un tournoi de judo à la télé. Un peu de sensualité.
Ce que vous aimez !
- Claire -