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Édito
Le début
de la fin
des
complexes ?
- Le maillot est un symbole de liberté -

Une liberté de mouvement, une sensation de légèreté, le vent, l’eau, le sable
et le soleil directement sur nos bras et nos jambes. Historiquement aussi d’ailleurs, puisque le droit de porter un maillot de bain a fait partie (et fait toujours partie)
du combat des femmes pour plus de liberté.
En 1907, quand la nageuse et actrice Annette Kellerman se montre en maillot une-pièce(qui couvrait tout de même l’intégralité de son corps, sauf les avant-bras),
elle est carrément exclue de la plage et verbalisée pour indécence. De là au bikini d’aujourd’hui, il aura fallu se jeter bien des fois à l’eau pour son maillot !

Le port du maillot de bain est aussi une affaire intime.
Se mettre en maillot de bain, c’est dévoiler notre corps.
Et ce corps… eh bien… nous entretenons souvent avec lui une relation complexe, faite de complexes justement ! Alors la vraie liberté, est-ce que ce serait oser porter le maillot en se moquant du regard des autres et en acceptant qui l’on est ? Pas facile, même si on y travaille chacune de notre côté, à notre manière.

Avec, pour nous y aider, quelques petits conseils pratiques utiles. Parce que nous sommes toutes différentes, nous ne portons pas toutes le même maillot
de la même façon. Question de goût d’abord, et de morphologie aussi. Silhouette en “O”, en “V”, en “H”, en “A” ou en “X”, épaules larges ou étroites,
hanches discrètes ou prononcées, poitrines menues ou généreuses :
à chacune son maillot préféré, une-pièce ou deux-pièces, bandeau ou triangle,
paddé ou super échancré…
Quelles que soient vos formes, le futur du maillot, c’est vous !

interview
ce qu'en disent les pros
- Profil psycho du maillot -

Phi-Linh est Chef de produit swimwear depuis plusieurs années
chez Princesse tam tam. En clair : elle fait partie de celles qui imaginent et orchestrent notre collection bain chaque saison.
L’évolution du maillot de bain, elle en dit quoi vu de l’intérieur ?

Chef de produit bain… ça consiste en quoi comme métier ?
Je suis à la croisée de plusieurs métiers autour du bain, à la fois chef de produit, acheteuse… Je construis la collection avec les équipes design, production ou encore modélisme : je suis son déroulement de sa conception jusqu’au magasin et même jusqu’à la gestion des stocks et des budgets. On cherche de nouvelles matières, de nouvelles formes, on échange nos idées et nos envies avec le design, qui, de leur côté, travaillent le côté créatif, inspirationnel de la collection.

Et comment vous tenez-vous au courant des tendances modes
et des attentes clientes ?

On utilise plein d’outils ! Les stylistes réalisent un énorme travail de veille, elles se rendent régulièrement en boutiques, suivent les défilés, observent ce qu’il se fait ailleurs. De notre côté, nous bénéficions entre autres des retours très précieux des responsables boutiques : ce sont elles qui connaissent le mieux le terrain et le comportement de nos clientes !

Pour toi, quelles sont les récentes grandes évolutions du maillot de bain ?
On observe un effet de rattrapage post-covid. Nous avons toutes été frustrées du manque d’escapades alors cette année, la saison bain a démarré plus tôt. Nos clientes plébiscitent des modèles aux couleurs gaies, flashy, imprimées, aux formes très féminines. On sent une envie de s’amuser et de se faire plaisir ! Il y a aussi une évolution claire sur le rapport au corps. Avec la libération de la parole des femmes, la pression sur le corps parfait diminue et c’est très bien. Les femmes osent porter des modèles très échancrés, des bas de maillot tangas plus affirmés, résolument sexy, quelle que soit leur taille. C’est une catégorie qui s’affirme et on essaye d’y répondre le mieux possible. Le modèle une-pièce noir reste un best-seller mais attention - il a de la concurrence côté couleurs et imprimés fleuris !

Et toi, quel modèle n’oublieras-tu pas de mettre dans ta valise cet été ?
J’adore le nouveau triangle Farah en version Feel Good ! Je prends toujours deux bas avec moi, une culotte tanga plus osée et une plus sage, et je mixe en fonction de mon état d’esprit et de l’ambiance dans laquelle je suis.

histoire
le passé très présent du maillot
- Le passé éclaire toujours le présent (et le futur) ! Ou comment le maillot de bain d’hier explique le maillot de bain d’aujourd’hui. -

“Maillot” de bain : ça vient d’où ?
Eh oui, déjà, pourquoi est-ce que l’on parle d’un “maillot” de bain ? Tout au début, vers le 18ème siècle, on l’appelait “costume de bain”. Parce qu’il s’agissait vraiment d’un costume complet : chemise, corset, pantalon bouffant, le plus couvrant et le moins moulant possible. De là à savoir quand précisément s’est popularisé le terme “maillot”... En tout cas, pas avant le 20ème siècle et le coup d’éclat d’Annette Kellermann (voir édito ;)) qui innove en costume de bain moulant. En maillot, quoi !
Et pour être vraiment précise, voici la toute première utilisation du mot
maillot lui-même : “1538 - pièce de toile ou d'étoffe dont on enveloppe
le corps des nouveau-nés”.

Une histoire mouvementée !
Le maillot de bain suit de près l’évolution de l’émancipation féminine. Pour cause, il dévoile un objet de fantasmes et de contrôle, régi et réglementé par des lois et des tabous : le corps des femmes. Dans les années 1920, on assiste à des scènes d’anthologie : des policiers en civils patrouillent sur les plages pour vérifier (et mesurer en direct !) que les maillots féminins respectent les règles de la décence. Soit maximum 5 cm au-dessus du genou.

Deux Français vont alors révolutionner le maillot de bain long et introduire les premiers deux-pièces et le célèbre bikini : Jacques Heim en 1932 et son deux-pièces taille haute (qui revient au galop aujourd’hui en mode rétro !), puis Louis Réard en 1946 avec un défilé qui a fait scandale, à la piscine Molitor à Paris. Cocorico ! Après de multiples scandales et interdictions, le maillot tel qu’on le connaît se popularise dans les années 1950 et 1960 grâce aux stars de cinéma (Brigitte Bardot, Ursula Andress…) qui le portent devant les flashs des paparazzi.“Fun” fact : le mot “bikini” a été choisi par Louis Réard en référence à l’atoll des Bikinis qui se situe parmi les îles Marshall, au beau milieu du Pacifique à l’Est des Philippines.

+ écolo
Le futur
du maillot
- Il n’y a pas que dans les formes
que le maillot de bain fait des vagues. -

Comme pour toute l’industrie de la mode, et toutes les activités d’ailleurs, pour protéger notre futur nous sommes tenus de produire avec beaucoup plus de responsabilité. Et comme tout le monde s’y met à peu près en même temps, on croule sous les mots “responsable”, “durable”, “éco-responsable”, “engagé”... Côté maillots, ça veut dire quoi exactement ?

Pour commencer, il existe plusieurs éléments de “responsabilité” :
- La matière : est-elle recyclée ? recyclable ? les deux ?
- La source : d’où provient la matière ? où a–t-elle été produite ? assemblée ?
- Le travail : dans quelle conditions travaillent les acteurs de la chaîne de production ?
- Les produits annexes (colorants notamment) :
sont-ils naturels ? chimiques ? retraités ?
- Le produit fini : est-il réparable ? conçu pour durer ? recyclable ?

Pour évaluer ces éléments, les filières ont créé des labels, chartes et certifications contrôlés par des organismes indépendants. Par exemple : le fameux label Oeko-tex que vous devez souvent voir sur vos étiquettes, certifiant que le vêtement ne contient pas de produits chimiques nocifs.

Et en pratique, dans la matière elle-même ?
Voici 3 illustrations avec des modèles Princesse tam tam version 2022 :
De l’huile de ricin pour les modèles OCÉAN
Ces maillots sont constitués à 80% de maille en polyamide produite en Italie, une matière elle-même constituée à 100% de… fibres biosourcées à base d’huile de ricin ! Cette fibre végétale permet d’éviter le pétrole, se cultive sur des terres pauvres, nécessite peu d’eau et n’est pas destinée à l’alimentation.
Des chutes de fibres de tissus réutilisées pour le modèle FARAH
Une maille en polyamide venue d’Italie elle aussi, mais obtenue à partir de fibres recyclées récupérées sur des chutes de fibres de tissus destinées à être jetées !
Un tricot issu de bouteilles en plastique recyclées pour le modèle IMPALA
Un tricot fabriqué à 87% avec du polyester recyclé à base de bouteilles en plastique. Le recyclage est effectué en Italie, le tricotage et la teinture en France. Saviez-vous que notre collection bain est depuis toujours 100 % made in Europe ? Nous sommes fidèles à nos formidables fournisseurs historiques, notamment Brugnoli, Ratti, Rocle pour notre collection Nageuse ou encore Antarès pour les doublures des maillots!

On avance chaque année un peu plus et un peu mieux
pour que le futur du maillot soit beau !